Historique

Bref Historique

La situation discriminatoire que vivent les femmes a toujours été un sujet de préoccupation dans le monde. Une prise de conscience de cette situation va amener l’Organisation des Nations Unies à créer la Commission de la Condition de la Femme en 1947  pour  promouvoir les  droits des femmes dans le monde.

La Commission de la Condition de la Femme ou CSW va dès lors s’employer à établir des normes et à formuler des conventions internationales afin de modifier les lois discriminatoires et provoquer  un éveil  de conscience mondial  sur les  discriminations à l’égard des femmes. A la demande de  la Commission de la Condition de la Femme, l’année  1975 est  déclarée Année Internationale de la femme par les Nations Unies et sera  marquée  par la première Conférence Mondiale sur les Femmes à Mexico en 1975, suivie de la Décennie de la Femme lancée par les Nations Unies de 1976 à 1985. D’autres Conférences Mondiales sur les Femmes  vont  suivre  à Copenhague en 1980 et à Nairobi en 1985.

Conférences mondiales sur les femmes

Les Nations Unies ont organisé quatre conférences mondiales sur les femmes. Celles-ci se sont déroulées au Mexique en 1975, à Copenhague en 1980, à Nairobi en 1985 et à Beijing en 1995. La dernière conférence a été suivie d’une série d’évaluations quinquennales.

Avant Beijing

1975 : La Commission de la condition de la femme a demandé l’organisation de la première conférence sur les femmes pour marquer l’Année internationale de la femme. Ce fut la Conférence mondiale de l’Année internationale de la femme  qui s’est déroulée au Mexique. 133 gouvernements y ont participé pendant que 6 000 représentants des ONG assistaient à un forum parallèle, la Tribune de l’Année internationale de la femme. La conférence a défini un Plan d’action mondial pour la mise en œuvre des objectifs de l’Année internationale de la femme, comprenant un ensemble de lignes directrices en faveur de la promotion de la femme jusqu’en 1985.

1980 : Cinq ans plus tard, 145 États membres se sont réunis à Copenhague pour la Conférence mondiale dans le cadre de la décennie des Nations Unies pour la femme. Celle-ci avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs de la première conférence dans les domaines de l’emploi, la santé et l’éducation. Un Programme d’action préconisait des mesures nationales plus fortes visant à garantir aux femmes la propriété et le contrôle de leurs biens et à améliorer la sauvegarde de leurs droits en matière d’héritage, de garde d’enfants et de nationalité.

1985 : La Conférence mondiale chargée d’examiner et d’évaluer les résultats de la Décennie des Nations Unies pour la femme s’est déroulée à Nairobi. Le mandat de la conférence consistait en l’élaboration de mesures concrètes en vue de surmonter les obstacles entravant la réalisation des objectifs de la Décennie. Parmi les participants, on comptait 1 900 délégués provenant de 157 États membres. Un forum d’ONG s’est tenu parallèlement et a rassemblé environ 12 000 participants. Les gouvernements ont adopté les Stratégies prospectives d’action de Nairobi pour la promotion de la femme, qui contenaient des mesures visant à concrétiser l’égalité des sexes au niveau national et à promouvoir la participation des femmes dans les efforts de paix et de développement.

1995 : Dix (10) ans après Nairobi, du 4 au 15 septembre 1995, est organisée, La quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Pékin (Beijing en anglais) dans la capitale chinoise avec pour thème « Lutte pour l’Egalité, le Développement et la Paix » et pour  seul objectif : « l’Egalité des Sexes, et l’Autonomisation de la Femme partout dans le monde ». Cent quatre vingt neuf (189) gouvernements ont  signé des engagements qui avaient une envergure historique, adoptant ainsi   La Déclaration et le Programme d’action de Beijing, considéré comme le principal document de politique mondiale en matière d’égalité des sexes. Celui-ci fixe des objectifs et des actions stratégiques pour la promotion de la femme et la réalisation de l’égalité des sexes, dans 12 domaines prioritaires d’intervention pour lequel  les gouvernements signataires se sont engagés à agir concrètement afin d’améliorer le statut des femmes.  Chacun des domaines d’intervention contient des recommandations et des objectifs clairement formulés qui requièrent une attention et une action particulière de la communauté internationale, des gouvernements et de la société civile.

La conférence de Beijing s’appuie sur les accords politiques conclus lors des trois précédentes conférences mondiales sur les femmes et consolide cinq décennies de progrès juridiques destinés à assurer l’égalité des femmes et des hommes, en droit et en pratique. Plus de 6 000 délégués gouvernementaux ont participé aux négociations, aux côtés de plus de 4 000 représentants accrédités d’ONG. Un forum des ONG s’est tenu simultanément à Huairou, près de Beijing, et a rassemblé quelques 30 000 participants.

Après-Beijing

2000 : L’Assemblée générale a décidé de tenir une 23e session spéciale pour évaluer la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing sur les cinq dernières années et pour déterminer les actions et initiatives à venir. Intitulée « Les femmes en l’an 2000 : égalité des sexes, développement et paix pour le XXIe siècle », celle-ci s’est déroulée à New York et a débouché sur une déclaration politique et des nouvelles mesures et initiatives pour la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.

2005 : Un examen d’évaluation après 10 ans du Programme d’action de Beijing a été mené dans le cadre de la 49e session de la Commission de la condition de la femme. Les délégués ont adopté une déclaration soulignant que la mise en œuvre complète et effective de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing est essentielle à la réalisation des objectifs de développement adoptés au niveau international, dont ceux de la Déclaration du Millénaire.

2010 : L’évaluation après 15 ans du Programme d’action de Beijing s’est faite à l’occasion de la 54e session de la Commission, en 2010. Les États membres ont adopté une déclaration saluant les progrès accomplis pour l’égalité des sexes et se sont engagés à prendre de nouvelles mesures en vue d’assurer la mise en œuvre complète et accélérée de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.

2015 : En 2013, le Conseil économique et social de l’ONU a demandé à la Commission de la condition de la femme d’examiner et évaluer la mise en œuvre du Programme d’action en 2015, lors d’une séance appelée Beijing + 20. Pour éclairer les délibérations, le Conseil a également appelé les États membres de l’ONU à effectuer des examens nationaux détaillés, et a encouragé les commissions régionales à entreprendre des évaluations.

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